Nos blessures précoces sont profondément enfouies dans notre mémoire et s’expriment par nos émotions dans le corps.

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Nos réactions émotionnelles ont le plus souvent des causes si profondément enfouies

en nous et dans notre passé qu’elles nous demeurent mystérieuses.

La majorité de ces blessures proviennent d’une période de notre vie où notre cerveau qui était immature. Entre la conception et environ huit ans … n’a pas su les analyser, les contrôler, les réparer…

À cette époque de la vie le cerveau étant immature, il rencontre des difficultés à analyser la situation. Il se trouve souvent submergé… Ne pouvant comprendre cette situation il l’enfouit, il la cache dans les profondeurs de nos mémoires…


Profondément. Dans notre mémoire.

À l’occasion d’autres situations au cours de notre développement, de notre vie d’enfants, d’adolescents et d’adultes, se remémore cette blessure précoce et profonde…

Et alors se génèrent en nous des émotions destructrices… Qui s’expriment, dans le corps, par des peurs, des Phobies, des troubles obsessionnels compulsifs, de l’anxiété, dans le trouble d’anxiété généralisée, dans la panique, dans les crises de panique, les crises d’angoisses, ils aboutissent très souvent à un état dépressoïde…

Tous les médicaments neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, qui sont utilisés largement par la médecine traditionnelle ne peuvent en aucun cas venir retrouver ce vécu, cette blessure précoce et profonde et la réparer.

L’on voit dans nos cabinets venir en consultation des patients qui subissent depuis de long mois de longues années de traitement antidépresseur, anxiolytiques, neuroleptiques et des somnifères sans aucun résultat objectif…


Tous ces médicaments anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques n’agissent pas sur ces pathologies qui ne sont pas organiques.

Ce sont des filtres, des filtres qui masquent la pathologie et la symptomatologie mais qui ne peuvent en aucun cas traiter la cause… Ils agissent un peu comme des lunettes de soleil que l’on pose sur son nez pour se protéger du soleil mais dès qu’on retire ces lunettes de soleil, le soleil est toujours là…

C’est pour cette raison que des thérapies comme l’hypnothérapie des schémas, hypnothérapie de régression permet dans la majorité des cas de traiter toutes ces pathologies en allant à la cause.

En faisant en sorte que le cerveau réactive la blessure précoce la réexamine… Et la cicatrise…

Car la cicatrisation est un phénomène naturel du vivant. Par exemple la peau… lorsque vous vous coupez un doigt, vous nettoyez la plaie puis vous mettez un pansement… deux jours après vous retirez le pansement et vous voyez un petit liseré rose… Puis trois mois après et bien ce petit liseré rose a totalement disparu.

La cicatrisation est un phénomène omniprésent il est visible sur la peau, mais en réalité le processus de cicatrisation s’effectue partout dans le corps touchant chaque organe blessé chaque organe malade… C’est un processus ubiquitaire…


La cicatrisation est un mécanisme qui est coordonné par tous les mécanismes qui, passant par l’inflammation, concourent à l’adaptation …

C’est-à-dire au rétablissement de l’homéostasie.

Et dans le mental, en psychologie, dans le cerveau le processus de cicatrisation est exactement le même… Lorsque le cerveau est capable d’analyser la blessure, la blessure précoce, immédiatement met en route des processus de cicatrisation… de réparation…

 

D’où l’intérêt pour soigner toutes ces anxiétés toutes ces phobies toutes ces troubles obsessionnels compulsifs, toutes ces peurs toutes ces dépression… Aller à la cause… la rechercher… la trouver… Et faire en sorte que le cerveau profond, la conscience supérieure, met en route ce processus de cicatrisation…

Ainsi je vous présente le cas de ce jeune Psychiatre venu se former à l’hypnothérapie médicale avancée et qui participe aux exercices pratiques qui font partie de cet enseignement.

 

C’est à son tour de jouer le rôle du patient.

 

Et il nous raconte comment il s’est trouvé complètement désemparé un jour, en recevant une lettre de sa banque lui rappelant le montant de son emprunt contracté pour ses études.

Ce sentant incapable de rembourser ce qu’il devait, il a été emporté par une vague émotionnelle de désespoir, paralysé par la panique.

 

Il a même eu de violentes émotions qui le perturbent dès qu’il repense à nouveau à cette scène, ou qu’il doit aller à la banque.

 

Cette réaction lui est familière : elle le submerge, aussi, face aux difficultés de la vie courante.

Il peut raconter des scènes similaires ou il se retrouve dans un état déplorable… État inexplicable avec un sentiment d’impuissance.

 

Il aimerait savoir si lui est possible de progresser encore.

Notre réaction aux événements présents est toujours la conséquence de ce que notre cerveau a enregistré au cours d’expériences antérieures.

 

Ce processus est lié à la nature même de l’organisation du cerveau : le chien de Pavlov salive rien qu’en entendant une cloche sonner.

 

De même, ceux pour qui la cloche a sonné tandis qu’ils recevaient un choc électrique, se figent dans la peur et l’impuissance, en attendant un nouveau traumatisme, même si aujourd’hui, ils savent que cela serait possible d’y échapper.

 

Au lieu de laisser ce jeune psychiatre se perdre dans un labyrinthe de conjectures abstraites à propos de son trouble ou de détails sur ces épisodes dépressifs, le thérapeute que je suis, après une mise ne transe partielle, lui demande ce qu’il ressent dans son corps lorsqu’il revit en penser cette scène de la lettre de la banque… ?

« Une oppression dans la poitrine et des picotements derrière les yeux» répond-t-il.

Alors je lui propose de fermer les yeux… J’enclenche un processus hypnotique profond… Puis un retour à une transe partielle, je lui fais faire une régression dans son enfance et je lui demande, alors qu’il est sous hypnose, de revenir à ce moment et de se concentrer sur ses sensations.

De remonter avec elle dans le temps et de suivre les images qui arrivent spontanément.

Pour l’aider à observer tous les détails je lui propose une distorsion du temps, ralentir la situation, comme on ralentit une vidéo.

Lorsqu’après un silence le jeune psychiatre se met à parler, ses yeux amplis de larmes, et il me dit :

« Je revois la mort, de ma petite sœur, survenu lorsque j’avais cinq ans…

Elle séjourne à l’hôpital depuis des mois et, chaque fois qu’on lui rends visite.

On la voit s’affaiblir un peu plus.

Nous nous sentons dans une totale impuissance et personne ne peut rien y faire. Pas même les médecins…

Je crois que je ne m’en suis jamais vraiment remis. »

Face à un tel drame, son impuissance d’enfant de cinq ans, lié à celle de ses parents et des médecins s’est d’abord enregistrée en lui. Son cerveau étant immature il n’a pas trouvé les ressorts pour analyser la situation et trouver les moyens de la relativiser. Il était impuissant… Et son entourage aussi… et le corps médical tout autant…

Et à partir de là, de nombreux événements de sa vie où il a un sentiment d’impuissance aussi banals qu’une dette de banque, réactive en filigrane cette blessure subi par l’enfant désemparé.

En réalité il est incapable de lâcher-prise sur des choses qui sont hors de son contrôle, sur lesquels il n’a aucun moyen d’action direct.

Alors même qu’il est aujourd’hui un adulte, devenu psychiatre et tout à fait capable de gérer une dette ou des situations bien plus complexes.

Or, il a fallu à ce jeune psychiatre une poignée de séances d’hypnothérapie en utilisant comme point de départ ses sensations physiques pour arriver à s’extraire de ce deuil qu’il n’arrivait pas à faire depuis ses cinq ans.

Le souvenir de ce qui nous conditionne est souvent si ancien et si éloigné dans le temps que la parole et la conscience rationnelle ordinaire ne suffisent pas.


Il faut aller chercher dans cette partie de soi capable de réparer,

alors que la conscience rationnelle est incapable de jouer ce rôle. Au contraire, les pensées, les ruminations entretiennent la blessure et la réactivent à tout moment.

En revanche la mémoire qui s’exprime dans le corps, trop longtemps délaissée par les psychothérapies et la psychiatrie conventionnelles, semble conserver la trace de telles traumatismes la vie tout entière. Et c’est à partir de ces manifestations émotionnelles qui s’expriment dans le corps que le travail de réparation est réactivé.

Ces liens qui relient si fortement le passé au présent semblent indéfectibles : or, lorsque l’on arrive à réactiver et à ranimer cette mémoire, la blessure précoce peut se réparer avec une rapidité surprenante.

Pour vous tester :

https://cotehy.com/test-dexploration-des-blessures…/

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